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Mon âme pure, et la souillure de leur barbarie

 
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Lunatic-Singer
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Où es-tu ?: Ville que tout le monde ignore l'existence, je demande... Marck !
Ton job ?: Lycéenne à plein temps.
Qu'aimes-tu faire ?: Rester au lit à l'ordi c'est pas mal. '-'
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat

MessagePosté le: Dim 6 Mai - 12:20 (2012)    Sujet du message: Mon âme pure, et la souillure de leur barbarie Répondre en citant

Encore moi et encore avec une nouvelle fan-fiction ! Mais celle-ci me tient vraiment à coeur puisque c'est sur la désormais célèbre série de livres Hunger Games. Un livre qui m'a révolté, qui m'a fait voyagé. Le moyen pour moi de m'exprimer comme je le désire.
Je ne m'étale pas en contexte, vous devriez vite le comprendre. Et pas de fiche de présentation cette fois, on apprend à connaitre le personnage au fur et à mesure ! ;)


Auteur : Moi
Raiting : T (Soit déconseillé aux moins de 13 ans)
Résumé : Les 53ème Hunger Games avaient commencés. Et moi, j'étais au milieu de tout ça, pauvre petite tribut du district 8. J'ai mal, intérieurement comme physiquement. Mais je vais me battre. Pour survivre. Pour vivre à fond. Et surtout, pour la venger.
Disclaimers : Le monde d'Hunger Games appartient tout entier à Suzanne Collins. Les personnages l'on ne retrouve pas dans les livres m'appartiennent tous, à l'exception de futurs personnages de Whystéria et Mélynn, qui sont l'unique propriété de deux de mes amies d'écoles, parce que j'aime penser à elles en écrivant.



 
 
 
 
Chapitre 1 
 
 
 
 
 
 
Je me réveille en hurlant, ce matin-là. J'ai fait le même cauchemar, encore et toujours. Il revient à chaque fois à cette nuit de l'année. Aujourd'hui est un jour spécial, et pas en bien. C'est aujourd'hui que l'on tire les malchanceux. C'est le jour de la Moisson. Et mon cauchemar est là, comme depuis mes 12 ans. Je le déteste parce que ce n'est pas un songe horrifique. C'est un songe triste. Et ça, c'est vingt fois pire. Pour moi, les rêves d'horreurs sont impossibles, alors que les tristes oui. Et puis, ils nous détruisent mentalement, eux. Je soupire. Quelle heure est-il ? Cinq heures du matin ? Six ? Le soleil n'est pas encore levé, sinon je me serait pris de la lumière en pleine figure. Je déteste dormir en face de la fenêtre alors qu'elle donne sur l'Est. Mais soit c'était moi, soit c'était Megara. Ça a été moi. Meg est trop jeune pour être réveillée à l'aube. De toute façon je dors peu alors ça ne m'a pas dérangé plus que ça. Je tourne la tête vers le lit voisin. Meg dort encore, je ne l'ai pas réveillée avec mon cri. Je préfère que ce soit comme ça. Autant qu'elle dorme longtemps, elle échappera plus de temps à l'horreur de ce jour. Je me rappelle à son âge, quand je m'étais réveillée pour la Moisson. J'avais eu une angoisse sourde. Elle était beaucoup moins criante que lors de la précédente, et il y avait eu de quoi. Les images des précédents Hunger Games me reviennent en mémoire. C'est un tribut de carrière qui avait gagné, comme l'année d'avant. Et l'année encore avant. Par contre, il y a trois ans, cela avait été un garçon du district 12. Étonnant, ils ne gagnaient presque jamais.



Le drap contre ma peau me donne un frisson. J'ai beau avoir dormi dedans, il est froid et n'a pas prit ma chaleur corporelle. Il est sale, vieux et troué. Je crois que mon père dormait déjà dedans à mon âge. C'est pour ça que j'aime bien mon drap, je ne vois pas mon père souvent. J'ai l'impression que cela nous rapproche un peu. Je grogne quand mon pied passe dans un trou. Bon, ok, il y a de choses qui ne sont pas cool avec ce drap. Je comprends soudain pourquoi le drap est froid lorsque je sens un vent souffler. Ah oui, forcément. Le vent. La maison est tellement mal isolée qu'il passe sans cesse. Je ne me plains pas cependant. La plupart des gens de mon district n'ont même pas de quoi acheter une couverture. Moi j'en ai une, je suis donc heureuse. Enfin, c'est ce qu'on attendrait plutôt de moi. La blague.




Je sais que Panem est situé sur les cendres de ce qui était auparavant appelés Etas-Unis. Je me demande ce que ce nom veut dire. Y aurait-il eut de nombreux pays qui seraient tombés d'accord ? Cela me paraît impossible. Panem n'est pas uni avec d'autres pays. Les autres pays sont devenus barbares depuis les grandes Inondations de 2012. La région où j'habite était auparavant appelée l'Oklahoma. Enfin, c'est ce que je suppose, car en allant au lac j'ai trouvé un panneau. Il disait « Oklahoma » en direction du district, et « Texas » vers le lac. Mais du deuxième ne reste rien. Il a été totalement englouti par les eaux, il y a 80 ans.


Mon district, c'est le numéro 8, celui des textiles. On fait les uniformes des Pacificateurs, mais aussi les tissus des gens du Capitole. Je serais capable de reconnaître de la soie, du lin, ou tout autre tissu. Bien sur, dans un environnement comme les Hunger Games cela me serait futile. Mais ici, il vaut mieux le savoir. Mon père est un Pacificateur, alors il ne travaille pas dans le textile. Je déteste son travail, car tout le monde me regarde de travers, du coup. Les Pacificateurs du district sont plutôt sévères. Je crois qu'ils ont peur que si ils me parlent et disent quelque chose qui ne me plaît pas, je trouve le moyen de me venger grâce au travail de mon paternel. C'est idiot, il me fouetterait lui-même si je désobéissais à une règle. Ma mère, elle, travaille dans les perruques. C'est un travail dur car les faux cheveux coupent les doigts, et ils n'ont pas le droit de tacher les perruques. De plus, leurs blessures s'infectent souvent.




Quelle heure est-il ? Je vois le Soleil qui commence à se lever par la fenêtre. Cela me rappelle une chanson que ma mère me chantait. Quelle était-elle, déjà ?







Chaque jour le Soleil se lève 
 
 
 
 
 
Et pour toi, mon cœur crève 
 
 
 
 
 
Si je veux te retrouver, 
 
 
 
 
 
Mon âme va se soulever. 
 
 
 
 
 
J'ai peur de la mort, 
 
 
 
 
 
Peur de mon sort. 
 
 
 
 
 
Je voudrais te trouver, 
 
 
 
 
 
Mais le Soleil déjà est couché. 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
Je n'ai jamais compris cette chanson, mais mon père n'aime pas qu'on la chante. Il dit qu'on risque les ennuis à le faire. Je ne comprends pas trop pourquoi. A côté, Meg gigote. Elle marmonne un peu.
« Cora, tais-toi... »



Je me mords la lèvre. Oui, évidemment, j'ai chanté tout haut. Quelle idiote. Je lui murmure de se rendormir, mais je sais que je n'ai pas besoin de ça. Elle a déjà replongé dans les méandres du sommeil bien avant que j'ai fini ma phrase. Quand à moi je sais que ça ne sera pas possible après ma nuit agitée. Je repose ma tête sur le matelas dur. Les images des Hunger Games de l'année dernière me reviennent à nouveau en tête.




Je ne me souviens que vaguement du tribut fille. Elle était blonde et avait les yeux gris, comme moi. C'est une des caractéristiques de notre district, on a presque toutes ces couleurs de cheveux et d'yeux. Meg est une des rares à avoir les yeux bleus. Mais les plus rares sont ceux aux cheveux noirs, comme mon père. Il ne vient pas de ce district, c'est pour ça. Lui vient du 2. Il avait été entraîné pour les Hunger Games, c'est pour ça qu'il était Pacificateur. Mais revenons à la fille. Si je ne me souvenais plus trop d'elle, c'est parce qu'elle n'avait pas du tout mon âge. Elle devait avoir 17 ans à peu près. Je crois qu'elle s'appelait Jannalynn mais je n'en suis pas sure du tout. Elle était morte lors du bain de sang.



Le garçon, par contre, je m'en rappelais très bien. Il s'appelait Ioha. Et il avait 12 ans quand il avait été appelé pour prendre part à ce massacre. Il était chétif et petit, alors personne ne donnait cher de sa peau. Tout le monde avait été surpris de voir qu'il avait échappé au massacre de la Corne d'Abondance. Mais il avait passé la première semaine. Quand on est arrivé au septième jour, il a regardé la caméra. Il était sale, n'avait pas mangé depuis 3 jours. Il avait une grosse entaille dans le ventre et un œil crevé. Mais ce jour-là, il avait sourit. Un paquet lui avait apporté un gâteau, chose inhabituelle aux Hunger Games. Des pains, de l'eau, des médicaments... Mais rarement des gâteaux. Son sourire avait été encore plus grand et il l'avait mangé. Puis, il avait dit « Tu vois, Maman, je t'avais dit que je pourrais avoir 13 ans. » Et puis il s'était allongé dans son abri et s'était endormi, pour ne plus jamais se réveillé.



J’entends du bruit en bas. Quelqu'un est levé, je vais pouvoir descendre. Je remarque que le Soleil est levé. Je ne connais qu'une seule personne qui se lève à cette heure.




Il est dans la cuisine, à préparer le petit déjeuner de tout le monde, comme tous les matins. Je me demande qui le fera l'an prochain. Peut-être moi. Lui ne le pourra plus, il n'aura plus le temps. Je m'approche en silence de lui, le sourire jusqu'aux oreilles. Ce matin, c'est sur, je réussirais à lui faire peur.




« Cora, plutôt que de vouloir m'effrayer, tu pourrais me donner le sel qui est sur la table ? »



Je fais la moue. Raté, il m'a grillé. Je prend l'objet demandé sur la table et le lui tend.




« Comment fais-tu pour m'entendre à chaque fois ?
-Simple, tu as une discrétion pachydermique. »




Pachydermique, rien que ça ? C'est toujours sympa, merci ! A la place, je rétorque :




« Dit le gars qui me réveille chaque matin.
-Ce n'est quand même pas ma faute si tu te réveilles à l'Aube ! » lance-t-il.




Je m'assois sur la table. Il a raison évidemment, mais je ne me laisse pas faire pour longtemps. Cette petite joute fraternelle peut durer longtemps, avec moi, et il le sait.




« C'est peut-être toi qui tire le Soleil jusqu'ici, tient ! »




Il se tait deux minutes et soupire.




« Cora, le Soleil est une boule de gaz en feu immobile dans l'espace et la Terre tourne autour, tu te souviens ? »




Je lève les yeux au ciel. Il est toujours trop terre à terre, c'est exaspérant. Parfois je me demande si nous sommes bien liés par le sang. Je tapote doucement la table avec deux de mes doigts, dans un tic nerveux.




« Je sais, Layne. Je plaisantais. »




Un silence s'installe. Je déteste le silence, j'ai besoin de cries de joie, de mélodies, de voix. Il faut qu'il y ait du son. Le silence m'est synonyme de mort. Pourtant le silence est partout dans le district. Dans les usines, à l'école. Même au marché, il n'y a pas tant de bruits. Mais le pire des silences est celui qu'il y aura aujourd'hui. Le silence de la Moisson, celui qui précède le tirage au sort d'un nom. C'est cela le silence horrible.




Je regarde mon frère. Il est très grand, contrairement à moi qui suit plutôt petite. Il a les cheveux bruns et les yeux bleus de notre père. J'ai peur pour lui, lors de ces jeux. Son nom sera marqué vingt-cing fois. C'est beaucoup trop, je trouve, mais on avait besoin de tesserae. Le mien y est dix-huit fois. Trois fois seulement de plus que cela ne devrait. Layne refusait toujours que je prenne des tesserae, avant. Mais depuis les cinquantième Jeux de la Faim tout est différent, il a accepté que j'en prenne un chaque année. Cela allège donc ce que lui prend. Ce qui est bien, c'est que Layne ai 18 ans. Mes parents n'auront plus à s'inquiéter pour lui l'an prochain. Il restera Meg et moi, mais deux est déjà mieux que trois. Cela fait déjà un enfant à l'abri. Meg, elle, n'a son nom que deux fois. Elle a 13 ans, il est hors de question qu'elle prenne plus de risque. Elle tiendrait à peine cinq minutes dans l’arène, après tout. Nous devons l'en préserver comme nous le pouvons.



« Qu'est-ce que tu nous prépare, aujourd'hui ?
-Des œufs brouillés. » répond-il aussitôt




J'écarquille les yeux avec surprise. Se moque-t-il de moi ? Je souris et saute sur mes pieds, allant vérifier par moi-même dans la cuisinière.




« Des œufs ! Par tous les Saints, combien as-tu dépensé pour cette folie ? »




Peut-être que vous me prendrez pour une folle après cette phrase. Mais les œufs sont hors de prix, seul les commerçant ont assez de sous pour s'en acheter. Et comme nous n'en sommes pas, on en a pas souvent.



« J'ai piqué des sous à Papa. »




Encore mieux ! Mon père le fouetterait si il venait à 'apprendre. Il gagne plus d'argent que le plus petit des commerçant, mais il ne partage pas avec notre famille. Il dit qu'il le garde en cas de besoin. Mais je sais ce qu'il veut dire par là. Le besoin serait le cas où l'un de nous irait aux Hunger Games et reviendrait dans une boite en bois. Il faut beaucoup de moyens pour obtenir le droit d'enterrement. Si on débourse trop, on ne l'aura pas et on sera obligé de brûler le corps. Alors, on serait de la cendre dans une urne qui ferait pleurer nos parents chaque fois qu'ils poseraient les yeux dessus. Pas super.



Je l'aide à cuisiner, puis notre mère arrive. Elle devait être jolie, autrefois, mais maintenant elle n'est plus que soucis. Se cheveux blonds sont clairsemés de multitudes de cheveux gris, alors qu'elle n'est pas si vieille. Son visage est marqué par la fatigue et le stress, et ses mains sont pleines de coupures plus ou moins infectées. C'est à cause de ces infections que ma mère ne cuisine pas. Elle mettrait du pus dans la nourriture, et ça ne serait pas très ragoutant. On lui sourit et je met la table. Ma mère me regarde.




« Tu mets la robe bleue, aujourd'hui ? Me demande-t-elle.
-Oui, tu ne comptais pas la mettre, j'espère ?
-Non, c'est bon, je vais mettre la grise. »




A vrai dire, je me fiche de ma tenue pour la Moisson. Si je le pouvais, j'irais en pantalon, mais nous sommes tenu d'être dans de beaux vêtements alors je met de belles robes. Cela me révolte, ça veut dire qu'on se fait beau pour aller peut-être mourir. On devrait y aller en tenue de deuil ! Je frissonne. En fait non. Je ne veux pas remettre ma robe noire. Elle m'effraie et me fait peur. Je le porte dans mon rêve, c'est sûrement pour cela.



Meg se lève tard, mais le dernier arrivé est mon père. Il a travaillé jusque tard dans la nuit, et normalement il devrait dormir encore. Mais ils ont besoin de lui pour la Moisson alors il est déjà levé malgré ses quelques heures de sommeil.



Quand on a finit, ma mère nous fait remonter dans notre chambre, Megara et moi. Elle nous débarbouille comme si on ne savait pas le faire nous-même, mais on la laisse. On sait qu'elle prend plaisir à s'occuper de nous. Il paraît qu'avant les parents pouvaient s'occuper chaque jours de leurs enfants. Cela devait être une belle époque, car à partir de mes deux ans j'ai dû apprendre à me laver toutes seule, ma mère était trop occupée avec Meg. Elle a sortit les robes que nous allions mettre. Je reconnais celle de Meg, je l'avais mise aussi à son âge. C'est une robe toute simple rose. Cela lui ira bien, avec ses yeux bleus et ses cheveux blonds. Elle lui attache les bretelles dans le dos puis passe à moi. Ma robe vient directement de la garde-robe de ma mère. C'est une robe bustier bleus qui m'arrive presque aux pieds. Il y a quelques lignes de broderie un peu plus clair, mais sinon elle est toute simple. Quand je tourne, le tissu se soulève. J'aime bien les robe comme ça, je me sens libre de mouvement, dedans. Je passe doucement ma main sur le tissu. Je souris parce que je le reconnais. C'est du crêpe et en soie rien de moins ! Cette robe a beau être simple, je suis sure qu'elle vaut beaucoup.




Ma mère attaque ensuite la coiffure. En temps que perruquière, elle s'y connaît plus que bien et peut faire des merveilles. Pour ma sœur, elle fait des macarons. Deux chignons au niveau des oreilles. Ça lui va bien, je trouve. Elle a l'air sage et innocente, ce qu'elle est, après tout. Puis, ma mère se charge de moi. Elle me fait ce qui s'appelle un huluberlu. Elle boucle mes cheveux et les met dans tous les sens. Cela fait mal coiffée et en même temps on voit que ma coiffure a été réfléchie. Je souris. Cette coiffure me correspond.



J'entends toquer à la porte. Je sais déjà qui c'est, mais je ne peux m'empêcher de prendre un air interrogateur, malgré que je sens un sourire fleurir sur mes lèvres. Ma sœur glousse, ce lui vaut un regard noir, et j’entends mon frère crier :



« Cora, c'est pour toi ! »




Je ne peux m'empêcher de poser la question, mais si je connais déjà la réponse. Alors tout en dévalant les marches menant à mon salon et à la porte d'entrée, je demande :




« Qui est-ce ?
-Le prince charmant. »




J'arrive devant la porte et prend le temps de taper gentiment mon frère à l'épaule, équivalent du regard que j'ai décoché à ma sœur
.


« On est pas ensemble, crétin. »



Puis, j'ouvre la porte et sourit à mon meilleur ami, Lyscan. Lui et moi nous connaissons depuis toujours, ou presque. On a le même âge et avons toujours été ensemble en classe. Nous sommes très vite devenus des inséparables. Il a les cheveux tout aussi blonds que moi, et des yeux gris légèrement plus foncés. Il est magnifique selon moi. Et non, comme je l'ai dit à mon cher frère, on est pas ensemble. Cela fait depuis nos 14 ans que tout le monde dit qu'on est le petit couple de l'école ou autres choses du même genre. Mais moi je sais bien que nous ne sommes que meilleurs amis. A mon plus grand malheur, je dois l'avouer. Lyscan est doux, gentil et soucieux des autres. Il est courageux et fort et... Je m'égare. Toujours est-il que depuis quelques mois, je donnais raison au rumeur en considérant Lyscan comme plus que mon ami. Je crois qu'en réalité j'étais amoureuse de lui depuis très longtemps, sans m'en rendre compte. Mais je ne faisais pas d'illusion, je n'étais pas son genre de fille. J'étais trop à cheval sur les règles pour ça, lui préférait les rebelles dans l'âme.




« Salut !
-Quel entrain, jeune gracieuse. »




Je souris au petit surnom. En fait, je ne suis pas du tout gracieuse. C'est juste parce que mon prénom veut dire Jeune fille gracieuse. Résultât, il m'appelle comme ça de temps à autre, mais mon surnom le plus courant est Corail. Il dit que ça ressemble à Cora. C'est vrai mais je trouve ça bizarre comme surnom, tout de même. Je lui tire gentiment la langue.



« J'ai plus le droit d'être contente de te voir ? Rétorquais-j